Comment le stress affecte-t-il la santé physique ?

Le stress est souvent une expression galvaudée, mais pour une bonne raison. La réaction de l'organisme aux facteurs de stress perçus peut changer la vie. Pour les personnes qui ne disposent pas d'un système puissant pour gérer ces réponses, le stress peut régir le comportement. Il crée un scénario où l'on choisit la voie de la moindre résistance comme moyen de faire face.

Bon à savoir

De nombreuses personnes mènent une vie malsaine, même si elles connaissent et comprennent consciemment les options qui seraient plus bénéfiques et plus saines. Une grande partie de cette ironie est due à l'utilisation d'une réaction au stress mal gérée. Lorsqu'ils sont sous pression et confrontés à l'anxiété accrue qu'elle suscite, les gens ne décident pas de faire des choses qu'ils jugent désagréables, inconfortables ou difficiles. Il est plus facile de se rabattre sur des comportements familiers que d'essayer de mettre en place une nouvelle façon de faire les choses. Les options de vie saine deviennent alors une "chose" de plus à faire, sur une liste déjà bien remplie.

Malheureusement, ce type de mauvaise gestion du stress alimente l'épidémie d'obésité. Le rythme effréné auquel les gens décident de vivre, associé à des méthodes de gestion de l'anxiété médiocres ou inexistantes, peut engendrer une mentalité du type "je veux juste garder la tête hors de l'eau". Quand on a du mal à se maintenir à flot sur le plan émotionnel, qui voudrait s'alourdir avec de nouvelles tâches difficiles ? La réponse est personne. Même les personnes intelligentes et perspicaces peuvent être victimes de ce problème insidieux.

Stress

Ce qu'un individu perçoit comme stressant et la façon dont il réagit à ce "stress" est tout à fait individuel. Il y a une composante génétique, écologique et de caractère qui produit une réponse au stress. Cela peut être modifié en mettant en œuvre des techniques comportementales destinées à vous aider à reconnaître et à neutraliser vos déclencheurs de stress courants. Aujourd'hui, se sentir surchargé, stressé et déconnecté est un effet secondaire courant de la vie rapide, mais ce n'est pas une fatalité.

La réponse que l'on trouve lors de nombreuses visites chez le médecin est le redoutable "Vous êtes peut-être trop stressé". Ce à quoi la plupart répondront : "C'est impossible, je vais très bien". Le fait est que si une personne s'en sort physiquement, elle peut être en train de faiblir psychologiquement. Cette sorte de "surcharge du système" se manifeste par des symptômes physiques. C'est le moyen pour le corps de dire : ralentissez et prenez mieux soin de moi ! Cependant, peu de gens écoutent. Au lieu de cela, ils cherchent des médicaments qui leur permettent de continuer à avancer à une vitesse folle, tout en étant capables d'ignorer les appels de leur corps à ralentir.

Ne pas s'attaquer à la cause profonde des symptômes revient à mettre un pansement sur une plaie béante. Elle ne guérira jamais tant que vous ne vous serez pas attaqué à la cause première de la surcharge émotionnelle. En général, il s'agit du manque de capacité à prévoir et à gérer correctement la réponse au stress. Le stress commence par une pensée ou un événement qui produit une réaction émotionnelle. Celle-ci déclenche une réponse physiologique qui déclenche la réaction de combat ou de fuite. La compréhension de ce processus peut entraîner la prévisibilité, et la prévisibilité est au centre de l'apprentissage pour réduire votre réaction émotionnelle aux facteurs de stress.

Soyez conscient

Il est essentiel de prendre conscience des moments d'anxiété et des moments où vous êtes irrité, en colère ou impatient. Observer ce qui se passe, sans porter de jugement, peut vous aider à changer de perspective. Le fait de reconnaître et d'admettre immédiatement la source de votre contrariété (la cause) active la partie croyante de l'esprit (le cortex préfrontal) qui, jusqu'à présent, ne faisait que réagir (une fonction du cerveau postérieur).

Cette simple étape vous permet de considérer la situation sous un angle nouveau. Vous pouvez ensuite insérer des techniques de pleine conscience en ralentissant votre respiration. Lorsque vous ralentissez intentionnellement votre respiration et que vous prenez conscience de votre corps, votre rythme cardiaque va évidemment commencer à revenir à la normale. Commencez par faire un examen rapide de votre corps, un exercice de sens facile, en commençant par vos pieds, puis en passant par les épaules et le cou. Prenez conscience de chaque zone ; sentez vos pieds dans vos chaussures, détendez-vous et courbez-vous. Puis passez aux mollets, etc.

Détendez vos épaules et relâchez la tension de votre cou en prenant une grande respiration, en inspirant par le nez et en expirant par la bouche. Ce type d'exercice perturbe le cycle du stress qui s'est enclenché dans le corps. Il s'agit d'une sorte de conditionnement psychologique et physique destiné à aider à établir une réponse plus équilibrée à des conditions similaires.

Note finale

Lorsque vous êtes stable, vous êtes beaucoup plus susceptible d'adopter les comportements sains que vous savez être bons pour vous. Le fait de reconnaître, d'admettre et de modifier son comportement de façon régulière peut reconnecter vos voies psychologiques et développer un nouveau modèle par défaut. Cela peut vous aider à cultiver une plus grande tranquillité d'esprit et rendra le mode de vie sain auquel vous pensez, non seulement plus accessible, mais aussi plus durable.

 

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